Humour – petites scènes du quotidien d’un développeur de jeux vidéo

@dom2d, un développeur de jeux vidéo, vient de publier une série d’illustrations plutôt amusantes sur Twitter.
L’auteur des tweets prévient : “I’m having a blast making these little comics! Hope you don’t take them too seriously, I’m just goofing around! ^__^ “) – à ne pas prendre trop au sérieux donc…
 
Ces petites scènes appliquées aux livres numériques jeunesse pourraient se traduire ainsi :
 
1) LA VALEUR d’une application (utilité, durée de vie, rapport qualité prix) serait d’abord une question de longueur et de complexité – quelque soit l’âge de l’utilisateur. Le livre numérique se doit donc d’être complexe et non-linéaire a contrario du livre papier…
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>> Petit dialogue avec mon ami.e imaginaire :
- C’est top mais beaucoup trop court. 
- Oui, mais bon, c’est pour des tout-petits. On a une certaine responsabilité en tant qu’éditeur / auteur, non ? 
- Ouais, ton appli est géniale mais sa durée de vie est négative. 
- Ah oui. Tu crois que l’enfant ne va jamais vouloir y retourner plus d’une fois puisqu’il connaît déjà l’histoire ? La temporalité, les temps de lecture et de relecture n’ont pas lieu d’être dans le numérique, c’est bien ça ? 
- … <silence>
- Tu veux dire que Gus (l’enfant imaginaire) peut demander à lire “C’est moi le plus malin” tous les soirs jusqu’à ce que tu décides de planquer le livre dans la maison… mais que sur la tablette, c’est un zappeur compulsif ?
- … <silence>
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2) LA SACRO-SAINTE GRATUITÉ : rapport qualité-prix dans lequel l’utilisateur (lambda et pro) ne se sent pas floué.
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>>  Petit dialogue avec mon ami.e imaginaire :
- Elle est à combien ton appli ?
- 2,99€ mais j’aimerais bien l’augmenter. Elle semble d’une simplicité confondante mais elle a demandé un développement informatique assez intense, proche d’un film d’animation.
- Ah, mais Gus a déjà trois ans. Ce n’est pas comme si va l’utiliser jusqu’à sa majorité…
- C’est vrai que 2,99€… ah, j’ai l’impression de flouer le parent, là. Dis-moi, juste par curiosité, tu mets combien dans une glace dégueu au bord de la plage ?
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3) RELATION WIN-WIN ?
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>>  Petit dialogue avec mon ami.e imaginaire :

– Bonjour, je fais partie d’une association de parents d’élèves. Pourriez-vous nous donner quelques livres pour notre prochaine kermesse ?- Nous publions des livres numériques. Je peux éventuellement vous transmettre quelques codes promo. Est-ce que cela vous intéresse ?
– Oui, merci !
– Avez-vous bien reçu mon pli ?
– … <silence radio>

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4) FIERTÉ DU DÉVELOPPEUR… OU PETIT RETOUR DE BÂTON À L’ENVOYEUR HISTOIRE DE RÉÉQUILIBRER UN PEU LES CHOSES 
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Traduction – “Je suis fier de mon plat. Tiens, voilà un panneau publicitaire pour un concurrent : “Grève des pâtes”.
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… Il faut bien finir par l’admettre, on n’est pas non plus chez les Bisounours. Tout n’est pas rose au pays de Candy… <Crush>… comme dans tous les pays ♪♫. Un soupçon de “commerce” (arrrgh, le mot abjecte que tu utilises dans ce billet !) équitable ne ferait pas de mal. Vive le bio en attendant le revenu universel

Stop au blabla – Accompagnons les usages !

Chers parents et adultes informés,
D’après Le Soir, vient de paraître un nouveau rapport d’experts “qui recommandent de limiter l’exposition des jeunes populations, ont également recensé des effets négatifs sur le bien-être (fatigue, troubles du sommeil, stress, anxiété), qu’ils attribuent non pas aux ondes elles mêmes, mais à une utilisation intensive du téléphone portable.”
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Je rappelle à toutes fins utiles que la tablette est un outil formidable pour peu qu’on accompagne les enfants dans leurs usages :
(1) en proposant un contenu adapté à leur âge ;
(2) en limitant le temps d’écran total suivant leur âge ;
(3) en favorisant les interactions autour de la tablette : le rapport de l’Académie des Sciences notait ainsi que les interactions autour étaient plus importantes pour les tout-petits que ce qui se trouvait sur l’écran lui-même ;
(4) en évitant les écrans le soir … la petite histoire du soir sur la tablette, bof ;
(5) en activant le mode avion : la tablette n’a a priori pas besoin d’être automatiquement connectée au wifi / à la 3-4G lorsqu’il s’agit de contenu pour les tout-petits.
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Enfin, rassurons-nous en lisant un peu plus loin dans l’article que “les données actuelles issues de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes”.
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[Dyslexie] chers parents d’enfants “dys”, mieux vaut lire un livre numérique que…

À l’origine de ce billet : une petite phrase qui gratte. Elle aurait pu passer inaperçue mais, non, elle gratte.
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“il vaut mieux lire un livre électronique ou un livre audio que ne pas lire du tout !”

Les supports numériques permettent un confort de lecture et une meilleure compréhension

Elle gratte d’autant plus que tout le “guide de survie pour les élèves dys au lycée” de Celia Guerrieri fait la part belle aux TICe. J’en conseille la lecture : le guide est par ailleurs truffé de conseils concrets et il va me permettre entre autres de compléter mes recherches sur la police d’écriture OpenDyslexic…
Il aurait cependant été un peu plus sport d’accorder une place plus importante et qualitative aux livres numériques (et audio par la même occasion) – tant la lecture est grandement facilitée pour les enfants dyslexiques :
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Une étude britannique constatait que “les appareils numériques augmenteraient leur vitesse de lecture et la compréhension des textes. ” – Dyslexie : les appareils numériques, aide précieuse pour la lecture (2013) Nicolas Gary, Actualitté
“Commentant cette étude, l’association britannique pour la dyslexie explique que les liseuses rendent la lecture plus accessible par la taille, l’espace et la couleurs des lettres. Et ajoute que cette lecture moins éprouvante pourrait par là-même détruire les stigmates qu’on associe couramment à ceux qui ont des difficultés à lire.” Dyslexie: les liseuses plus efficaces que les livres (2013) Huffington Post
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La phrase prise au pied de la lettre met le livre numérique au niveau de la lecture d’un paquet de soupe déshydratée… cela reste de la lecture !

Je ne pense pas que ce soit l’intention de l’auteure. Qu’on ne s’y trompe pas, la “virulence” de mon propos ne cible pas directement le guide mais plutôt la petite phrase d’apparence anodine et malicieuse dans le fond. Parce que ne nous y trompons pas, on s’attache encore une fois au support (papier vs. numérique) et non pas au fond ni à la forme. On ne s’attache pas non plus à la lecture au sens noble du terme ou à la lecture plaisir remise en question à certains endroits.

C’est dommage parce que force est de constater qu’il existe quelques livres et outils numériques utiles aux dyslexiques et que l’information est toujours aussi difficile à trouver à l’instar de l’ensemble des livres numériques jeunesse. L’offre n’a cependant guère changé depuis l’article d’Actualitté sur ce que certains nomment un “handicap invisible”. En tant qu’éditrice, je suis là responsable de négligence mais pas d’indifférence.

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Alors, pour compléter le guide de survie cité précédemment, on peut déjà lister quelques livres numériques interactifs pour les enfants “dys” .

Il est à noter que certaines liseuses à l’instar de KOBO proposent des polices d’écriture adaptées par défaut et peuvent permettre une lecture de livres numériques (ebooks) plus confortable. 

Carnets de voyage de LUka, Dyslexie, dyslexia, livre numérique, ebook, livre interactif, webdokids
Les carnets de voyage de Luka, éditions Webdokids (4.49€) – utilisant la police Dyslexie de la société Auxilidys

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Mobidys, éditeur de l’ebook ‘Alibaba et les 40 voleurs’ – tout de même à 19.90€

Poule qui pond, StoryPlay*r, dyslexie, dys, enfants, livre numérique, livres numériques, ebook
les titres de La Poule qui pond disponibles via l’application StoryPlay*r
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Police adaptée pour les enfants dyslexiques dans le catalogue de La Souris Qui Raconte

Ecole de plume, dyslexie, apprendre à lire, dys, enfants, dyslexique
L’école de Plume – j’apprends à lire (1.99€)
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– aides à l’écriture et à la lecture
: AidOdys (plateforme internet), DyslexiaKey (clavier iPad / iPhone avec la police Open Dyslexia),  du dictaphone Audio-Memos Free et de Dcodia (capture d’écran + lecture à voix haute de fragments de texte difficiles)
- aide à la navigation sur internet : Navidys

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Ressources trouvées – tant bien que mal – notamment sur les sites de l’association DYS Positif – DYS+.
Et puis, nous ne saurions que vous conseiller en règle générale les sites spécialisés : Ortho & Co.  (accès abonnés), Le Blog de la Sauterelle Tactile, ApioLivres-acces.fr

Vive le revenu universel dans le secteur de la culture !

L’article “CE QUI EST GRATUIT NE VAUT-IL VRAIMENT RIEN ?” paru dans le BBF d’avril 2016 mériterait discussion tant son propos est dense et concerne un ensemble de questions bien plus large que supposé lors d’une première lecture superficielle. De prime abord, l’auteur y pose la question de la valeur des services gratuits en bibliothèque. Ce faisant, il nous présente le concept de la longue traîne sans prendre – à mon humble avis – suffisamment en compte le contexte spéficique dans lequel les différents acteurs de la chaîne du livre (numérique) évoluent.  

Le livre numérique se longue-traîne !

(1)  une promesse future d’explosion de contenus hyper-spécifiques…

Pour ceux que cela ne tenterait pas de lire Benoît Mandelbrot ou Chris Anderson dans le texte, je vous renvoie à l’article Wikipédia traitant de la longue traîne : 

…. les produits qui sont l’objet d’une faible demande, ou qui n’ont qu’un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers, si les canaux de distribution peuvent proposer assez de choix, et créer la liaison permettant de les découvrir. Des exemples de tels canaux de distribution sont représentés par Amazon, Netflix ou Wikipédia. Comme ces exemples l’illustrent, la longue queue est un marché potentiel, rendu accessible par les possibilités d’Internet. (Wikipédia)

Le concept de longue traîne appliqué à l’édition numérique peut se comprendre ainsi :
- il existerait un ensemble de contenus hyper-spécifiques pour un ensemble de public hyper-restreint.
- Jusqu’alors ces contenus n’étaient pas édités ni vendus car trop coûteux à produire, stocker et distribuer pour ce public restreint.
- La révolution numérique – en abaissant ces coûts – permettrait de mettre sur le marché tous ces contenus et l’ensemble représenterait une part significative.

(2) … qui ne bénéficie pas aux producteurs de ces contenus

Nous sommes d’abord dans un marché de niches : cette part de marché additionnelle n’est pas captée par l’éditeur. Par contre, comme précisé dans la définition Wikipédia citée plus haut, la multiplication de ces niches bénéficie à ceux qui les agrègent et en tirent des rentes de distribution, càd les GAFA.

(3) Le concept de la longue traîne n’est pas à confondre avec le modèle économique des services low-cost.

Si en plus on abaisse les prix de vente, le déséquilibre auteur/éditeur vs. distributeur est accentué. Il ne s’agit donc pas tant de financer son offre via de la publicité ou encore de proposer des prestations annexes à prix souvent excessif (dans le cas des modèles low-cost) que de consolider un ensemble de ventes uniques (rares) rendues possibles grâce à des coûts de production et de stockage marginaux.

Prestations annexes mises à part, il est tout de même inquiétant de voir :
– certains de nos titres n’arriver en bibliothèque que lorsqu’ils passent en gratuit ;
- certains réseaux de bibliothèques (mais c’est également vrai dans l’enseignement) installer une seule licence sur l’ensemble de leur flotte – que cela soit de manière temporaire (le temps d’une animation numérique hors présence de l’auteur.e ou sans autorisation de l’éditeur) ou permanente ;
- un budget d’acquisition moyen annuel des ressources numériques de 15€ par tablette – à peine le prix d’un bel album jeunesse. C’est toujours ça diront les plus optimistes.

Je vous renvoie au compte rendu de la table ronde TEB2016 – Tablettes en bibliothèques - organisée par la Souris Grise au Labo de l’Édition le 13 juin 2016.

Livre numérique : nous sommes encore dans une industrie de contenus et non de services – nonobstant le dédain notable de certains pour le contenu numérique et ses auteur.e.s

Certes, la définition même du livre numérique fait encore débat. Fichier, logiciel, service informatique… toujours est-il que la seule définition fiscale prévaut pour le moment et cantonne le livre numérique aux ebooks homothétiques.
Appliquer la théorie de la longue traîne stricto sensu au livre (numérique) est hasardeux si l’on considère l’ensemble de la chaîne du livre comme un écosystème fairplay. Enfin, penser que le gratuit permet des volumes de ventes et donc l’enrichissement du producteur d’une manière ou d’une autre reste encore un mystère en ce qui me concerne. C’est d’autant plus vrai en jeunesse dont les titres sont bien souvent dépourvus de toute publicité pourvu qu’on ait un minimum d’éthique et de bon sens.
Aujourd’hui, les clients – individuels et professionnels – pensent plutôt équipement et accès que contenu. IL suffit pour cela de suivre le manque de débat sur le contenu lui-même lors des trois dernières éditions Educrak. La quête du contenu n’a pas encore eu lieu. 

(1) Les services ou prestations annexes ne sont souvent pas rémunérées sous prétexte qu’elles font également partie du plan marketing des éditeurs (numériques)

Entre la théorie économique de la longue traîne (à laquelle j’ai adhéré lorsque j’ai lu Anderson en 2010) et la pratique… il y a un fossé d’autant plus grand lorsque le gratuit est également souvent de mise pour les prestations annexes.

Non, “le gratuit” est – dans le cas de la littérature numérique jeunesse – une “modalité de fourniture et de services” subie par de jeunes maisons d’édition absolument pas bénéficiaires. Certaines ont d’ailleurs déjà disparu ou sont en mode “passif-inactif” sans qu’on en fasse grand cas malheureusement.

Certaines bibliothèques se pensent avant tout comme des relais marketing à une offre numérique jeunesse en manque de visibilité (cf. TEB2016) alors que leurs missions de service public me semblent bien plus larges et légitimes…

(2) Les budgets peinent à exister ou disparaissent lorsqu’on évoque une rémunération éventuelle prochaine pour “services” rendus / prestation externe (formation, ateliers numériques…)

C’est nettement moins drôle de voir les budgets “fondre” ou “disparaître” lorsqu’on explique sotto-voce qu’on aimerait bien espérer pouvoir vivre un jour de prestations pour le moins chronophages et qu’on ne les exerce pas que pour avoir une visibilité souvent bien risible.

Certains opérateurs culturels sont honnêtes et corrects. Sans leur soutien ces derniers mois, je ne serai plus là pour en témoigner. A contrario, d’autres ont la mémoire bien courte et un système de valeurs à géométrie variable. J’ai quelques exemples, anecdotes et blessures de guerre à faire frémir quiconque prendrait encore le secteur du livre jeunesse pour un monde de Bisounours. 

Comment alors concevoir qu’on puisse faire évoluer les petits consommateurs en citoyens numériques – conscients de leurs droits et de leurs devoirs ?

(3) Enfin, en ce qui concerne le services des abonnements numériques, ces derniers ne sont pas valorisés à leur juste prix.

Sur le terrain, il y a souvent confusion entre le coût marginal de l’abonnement numérique, le coût de fabrication d’un ePub et les coûts de conception d’un livre-application ou d’un ePub3. Cela n’a rien à voir !

Quant au coût marginal de l’abonnement numérique évoqué dans l’article, ce sont les auteur.e.s qui en paient la facture en premier lieu. On peut également noter la disparition de nombreux services d’abonnement illimité pour adultes aux Etats-Unis – parmi lesquels Netflix for books ou Oyster.
L’offre d’abonnement pour le jeune public est en phase de construction… mais tout est à craindre lorsqu’on entend ici et là que, de l’expérimentation à l’obsolescence, il n’y aurait que quelques microsecondes. La culture numérique jeunesse serait devenue un consommable à usage unique.
 

Vers un revenu universel dans le secteur de la culture ?

Si on n’est pas prêt à payer ni le contenu, ni les prestations, alors on contribue à penser que la culture n’est qu’un moyen d’attirer des volumes de temps de cerveau disponible rémunéré par la publicité de Google. Tous les contenus se valent ; enfin, valent zéro. Mettons donc en place un revenu universel dans le secteur de la culture.
Sans cela, point de projet viable, point de création originale future à part quelques soubresauts d’étudiants crowdfundés.
À constamment dévaloriser le contenu numérique, c’est tout l’écosystème qu’on annihile. Allons donc jusqu’au bout et créons un revenu universel dans le secteur de la culture !
En attendant, on aimerait bien que soient relayés un peu plus souvent les billets de la Souris qui Raconte, de Numérique Jeunesse et plus récemment de la Souris Grise sur le sujet… svp…
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Que l’emploi cesse d’être un marché,
et chacun pourra travailler.

Chant du Travail, Charles Ducal, 2014

Marché anglophone – Abonnement illimité de livres numériques pour les enfants : c’est Epic !

Epic Success in Kids’ E-Book SubscriptionScreen Shot 2016-05-20 at 11.16.36 : article très intéressant dans le Publishers Weekly d’hier concernant le succès d’Epic!, service d’abonnement de livres numériques jeunesse, créée par l’ancien VP Contenu et Marketing de Youtube. Contrairement aux échecs cuisants des offres d’abonnement en illimité pour les adultes, le secteur jeunesse a lui le vent en poupe… tout au moins les offres se multiplient-elles. 
 
On peut noter :
(1) un catalogue Epic! attractif composé de titres plus ou moins connus de gros éditeurs : Winn Dixie,Where the wild things are, Timmy Failure…
Epic abonnement illimité livres numériques jeunesse
 
(2) l’importance de l’école dans l’exploitation des titres et donc dans l’adoption du livre numérique !!
“In another second-grade classroom, this one in Lecanto, Fla., teacher Terry Stoufer says she uses Epic! in a range of ways, from instruction and lesson planning to small group work. “We have used it also for global projects,” she says, as well as Twitter book talks with classrooms across the country, “because so many students can access the same book from different points and come together in a social media setting to discuss it.”
Epic offre l’accès à Epic! for Educators gratuit aux enseignants qui souhaitent l’utiliser en classe. Ce serait rendu possible par le succès commercial du service d’abonnement familial… mais la raison principale est probablement d’ordre marketing : c’est à l’école que se fait le bouche à oreille et permet à Epic! d’être connu des parents d’élèves.
 
Epic!’s publishing partners can opt out of the Epic! for Educators component, but many of them have seen it as a marketing opportunity. “It’s been great word-of-mouth growth,” says Donahue. “Kids are getting to know the brand in school and then they come home and mention it.”
(3) l’importance de l’accompagnement et du suivi des parents : d’expérience, l’accès à ce type de service en ligne ne transforme pas l’enfant en lecteur régulier et assidu qui va lire par curiosité (pour apprendre quelque chose en particulier en lisant un livre documentaire) ou par plaisir.
 
(4) une certaine ‘naïveté’ dans un propos marketing bien rodé de Mr Epic :
 
  • “Since Epic!’s debut, more than 40 million books have been read on the service.” mériterait une analyse plus fine.
  • “Kids aren’t as brand-focused as you think.” – oui, oui, c’est ce que pense aussi la marmotte là-haut, à montagne…
  • “Parents and teachers insist on reading and kids are constantly seeking new things to read for learning and for pleasure.” – les enfants constamment à la recherche de nouvelles lectures est un voeu pieu, me semble-t’il. Les études prouvent d’ailleurs assez régulièrement que “dans une famille où le livre vit, l’enfant vit avec le livre“/
Enfin, parmi les autres offres d’abonnement, on peut retrouver : 
  • Curious Worldcurious-world de Houghton Mifflin Harcourt qui a lancé une campagne d’acquisition de nouveaux clients très agressive leur permettant d’identifier les utilisateurs de leur application (1er mois à 1$). L’abonnement cible les familles avant tout mais pourrait satisfaire les enseignants de maternelle et de primaire CP-CE1. Le catalogue est attractif mais les offres compliquées à comprendre.

 

 

 

  • Raz Kids ou encore Raz Kids (Kids A-Z) dédié au scolaire et dont la qualité du catalogue est plutôt moyenne… mais qui comptabilise à l’heure où j’écris ce billet quelques 4,302,742,533 livres lus ;)
    Les enseignants aimeront : à la fin de chaque livre, un quizz pour vérifier que l’enfant a bien compris l’histoire qui lui a été lue.

 

 

  • Screen Shot 2016-05-20 at 11.04.09MeeGenius Children : un des premiers a avoir lancé une offre applicative.

 

 

 

Parmi les offres multimédia :

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Pendant francophone, nous aimons tout particulièrement StoryPlay*r pour la diversité de leur catalogue. L’équipe s’attache à développer l’offre numérique des éditeurs indépendants de qualité tout en faisant le lien vers leur offre papier. À Montreuil, il avait en outre été question pour eux de développer une offre anglophone…
Et puis, il existe également PlanetNemo (La Souris qui raconte qu’on ne présente plus et ABC Melody), portail de contenus interactifs pour enfants destiné aux bibliothèques et aux écoles (cycles 1 et 2)… mais c’est une autre histoire ;)
À suivre donc !

Le numérique, le droit d’auteur et les abus : tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice !

Le sujet des licences applicatives et des tablettes en bibliothèque (mais également en milieu scolaire) est devenu un marronnier… mais je m’étonne à quel point c’est avant tout un dialogue de sourds ! Et pourtant, pour la première fois, nous avons eu de nombreuses questions pertinentes sur la gestion des droits d’auteur lors du salon du livre de jeunesse de Montreuil 2015.

Mais, c’est à nouveau un fil de discussion dans un groupe pro sur Facebook qui me fait réagir – cette fois-ci publiquement – tant il y a de l’abus dans certains commentaires litigieux, notamment de formateurs qui tendent à cautionner et nourrir des pratiques douteuses.

Je suis fière du chemin parcouru, de l’évolution de notre catalogue. Nos collaborations (avec Dominique Maes, Sabine De Greef, François David, Elis Wilk…) sont avant tout des rencontres humaines.  Je porte nos projets avec beaucoup de bonheur et de conviction – mais au prix de gros sacrifices. L’important pour nous est de pouvoir créer un contenu original, qui apporte une certaine valeur-ajoutée à ce qu’aurait été / sera éventuellement une version papier… on ne floue pas les lecteurs et nous sommes plus que satisfaits des collaborations engagées avec certaines bibliothèques et médiathèques.

Alors, de quelles pratiques parle-t’on ?!!
Technologiquement, il est en effet possible de déployer une application sur 5 à 10 appareils voire sur une flotte complète via une station de recharge. Tout le monde ne semble pas être au courant, même chez les fabricants de tablettes… voilà, c’est dit.

Entre nous, ne les déployer que sur “deux ou trois” tablettes revient au même.

La seule tolérance imaginable est un accord explicite de l’éditeur permettant à la bibliothèque de déployer ses applications et livres numériques sur plus d’un appareil de manière temporaire (le temps d’un atelier numérique, d’une exposition) ou définitive.

Il y a confusion entre ce que permettent – ou PAS – la technologie et le droit d’auteur.

Pour qui est bio, c’est une licence par appareil.

Plus, c’est un abus du droit d’auteur. Pourtant les CGUs des stores sont explicites : 

Le déploiement d’une seule et même licence est possible dans le cadre d’une utilisation privée, c’est-à-dire FAMILIALE.

Peut-être faudrait-il créer un label Max Havelar pour les contenus numériques ?
J’essaie de gérer ma maison d’édition de manière éthique tant dans le contenu que dans nos pratiques commerciales – sans que cela nous donne un avantage sur des acteurs moins scrupuleux.
Dès le départ, nous avons suivi le code de bonne conduite de l’association américaine What’s Inside (ex. MomsWithApps). C’est tout simple : une icône nous permet d’être transparents sur le contenu de nos applications.

Dans nos applications : pas de pub, des liens externes sécurisés, pas d’achats intégrés, pas de statistiques d’utilisation, pas de géolocalisation.

Je n’ai pourtant pas vu cette pratique se généraliser pour autant… ni le sujet être pris en main par les organismes publics en Europe, hormis en Angleterre.

Déployer une licence sur plus d’un appareil hors du cadre familial, c’est du vol et cela dévalorise le contenu numérique. Je n’ai vu aucune bibliothèque photocopier des livres qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter. Alors pourquoi avoir de telles pratiques avec le numérique ?

Peut-être pense-t-on que ‘ces-méchants-éditeurs-qui-vivent-sur-le-dos-des-gentils-auteurs’ peuvent supporter ces vols. C’est oublier que les droits d’auteur servent avant tout à rémunérer les artistes et engager de nouveaux projets. A ceux qui se plaignent de voir de plus en plus d’applications disparaître du store, demandez-vous si les éditeurs numériques ont les reins aussi solides que cela.

Les dernières créations innovantes ont été développées sur des crédits publics par des bibliothèques départementales et des musées – et non par des studios indépendants. Ces créations de haute qualité – et subventionnées – sont alors mises en ligne gratuitement sur les stores. Cela contribue à dévaloriser la matière numérique aux yeux du grand public, et finalement aux yeux des professionnels.

Après tout, le prix moyen d’une application jeunesse est vraiment très très bas… comparé aux autres média.

Je me refuse depuis le départ à comparer le prix de nos livres avec ceux des livres imprimés… Mais quand même, faut pas pousser !! On nous parle souvent du prix du livre numérique qui empêcherait l’émergence de ce médium. C’est une vaste blague en ce qui concerne les applications et ePub3.

Le prix d’une application pour les enfants est bien souvent inférieur à 5€. Cinq euros. CINQ EUROS.

Enfin, il n’y a aucune sur-taxe dans le cadre d’une utilisation en collectivité comme c’est le cas pour les livres, voire pour les jeux vidéos (dont les achats ne sont pas forcément freinés par leurs prix unitaires). J’ai en tête un exemple frais de ce matin lorsque j’ai acheté un hors-série numérique des cahiers pédagogiques : leur barème de prix différencie en effet le prix de vente aux particuliers des droits de diffusion pour les établissements scolaires ou associations, les médiathèques et établissements accueillant du public.
Nous n’avons pas cette possibilité pour les applications numériques puisque l’usage des tablettes a été pensé pour un usage privé. La “tolérance” même si je préférerais un autre mot) est là et non pas dans la sur-utilisation des licences à usage unique.

Alors, comment estimer son budget d’acquisition ? 
La taille et les ressources des bibliothèques varient, leurs missions et objectifs également. Je vais donc me permettre, ici, de vous donner quelques pistes de réflexion :

Le budget du contenu devrait se poser en amont, lors de l’achat des appareils. La valeur ajoutée des bibliothécaires est dans leur capacité à identifier et sélectionner ce contenu. C’est ce contenu même qui devrait décider du matériel, et non l’inverse.

– Y-a-t’il besoin d’avoir toutes les applications sur toutes les tablettes ? Il ne me semble pas que vous ayez un exemplaire de “Guerre et Paix” sur chacune de vos étagères… ou des copies de CD pour chacun de vos bacs.
– QUEL CONTENU souhaitez-vous proposer ? Jeunesse / adulte ? Livres-applications, applications de création, jeux… ?
– Comment allez-vous rendre ce catalogue visible ?
– Quelles activités souhaitez-vous développer autour de ces contenus ?

Nous fournissons, lors de nos formations, une liste XLS des applications et livres numériques testés avec les prix observés à une date antérieure. Forts de cette liste, les participants peuvent créer leur propre liste d’acquisition et évaluer leur budget en appliquant éventuellement une majoration de 1.5 pour se laisser de la marge pour de nouvelles découvertes, de futures publications.

Comment tester les applications ? 
La question à se poser avant toute chose est plutôt de savoir dans quelle mesure le processus d’achat d’une application serait-il forcément différent de celui d’un livre ? On ne s’improvise pas applithécaire du jour au lendemain. Cela demande une formation, une veille, une vision, des objectifs avant de pouvoir mettre en place un programme numérique… et, oui, c’est chronophage.

– Il est possible de télécharger certaines applications gratuites temporairement. Mais pour autant, est-ce que cette gratuité temporaire devrait entrainer des achats en volume ? Je vous laisse seul.e avec votre conscience.
– Il est possible de demander un code promo aux gentils éditeurs. Là encore, le code promo déployé sur plusieurs tablettes, c’est plutôt limite.
– Il est possible d’aller à la rencontre des artistes et des éditeurs présents sur les salons du livre. Voire de les inviter :)
– Il y a un nombre incalculable de sites spécialisés permettant de faire de la veille et de (pré-)sélectionner son contenu : Bibapps.com, la souris grise, déclickids, la Mare aux Mots, super-Julie, App-enfant, tablettes tactiles, l’émission de Véronique Soulé, le blog de la sauterelle tactile, etc…
– Certaines bibliothèques font des recensements et organisent des rencontres : c’est le cas des Matinées Numériques du Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles (CLJBxl), de la BNF…
– et puis, vraiment, si vous souhaitez faire dans le conventionnel et que vous manquez de temps, vous pouvez toujours vous contenter des titres récompensés à Montreuil, Bologne…

C’est bientôt fini !

Notez bien que je n’ai pas parlé de cannibalisation des ventes. Ce n’est pas du tout mon propos. Je n’ai jamais remis en question la présence des applications dans les bibliothèques, ni leurs bienfaits.

Ce n’est pas attaquer les bibliothèques seules que de leur témoigner suffisamment d’importance pour attendre d’elles un comportement exemplaire. Comme aime à le rappeler un de mes bons amis américains : “Feedback is a gift. Take it or leave it”.

Sur ce,  il faut se détendre : bon week-end de Pâques !
Computer Man

 

 

 

 

 

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[école numérique] Et les parents ?

Nous vous engageons à lire le POINT 2 de cet article de Rue89 – L’Obs sur l’arrivée massive des tablettes en classe et les questions que cela pose vis-à-vis des parents mal-connectés / dépassés par les technologies.

école numérique, fracture numérique, parents

 

Hormis les points 1 et 3 qui tendent à réduire le numérique à la gestion de l’absentéisme et à l’ENT (souvent fantômatique pour diverses raisons et pas seulement à cause des parents), le reste de l’article est fort intéressant.

Le numérique bouleverse les apprentissages, éventuellement les pratiques pédagogiques et le lien étudiant-enseignant… mais quid de l’impact sur les parents et le lien étudiant-enseignant-parents quand ces derniers ne sont pas équipés ou à l’aise avec les technologies ?

[Extrait] “tous les parents ne sont pas égaux devant les outils numériques. « Si fracture numérique il y a, il ne faut pas oublier la fracture culturelle », souligne Christian Garcia. Ce qui comprend la maîtrise de la langue, très « variable » d’une famille à l’autre.”

(…) « Il faudra à assurer un peu de service après-vente et d’accompagnement » à destination des parents, souligne le principal. Aucune formation n’est pour l’instant programmée au collège Sonia Delaunay (par ailleurs, des associations à Paris en proposent).
« La maîtrise du numérique, c’est naturel pour des familles de cadres ou d’enseignants qui ne représentent que 15% de notre public…
Le rôle des parents est néanmoins essentiel : on a besoin d’eux dans la phase d’accompagnement scolaire. »

Nombreux sont les parents qui s’inquiètent de devoir emprunter un outil onéreux… Cet aspect du projet est d’autant plus passionnant qu’il vise à éduquer les familles aux écrans, aux nouveaux média tout en facilitant / dédramatisant l’accès aux outils et en responsabilisant l’ensemble de la cellule familiale.

« Par le biais de l’introduction des tablettes dans les milieux familiaux, on a l’intention de revenir à des notions de coéducation parfaitement classiques. Parler de l’heure à laquelle il faut arrêter les écrans, le fait qu’il est préférable de ranger la tablette dans le cartable et le cartable loin de la chambre et aussi parler des autres écrans, notamment les portables, avec lesquels s’endorment certains enfants. »

[Documentaire] Screenagers : les adolescents et les écrans

Dans son édition du 15 mars, le New-York Times se fait l’écho d’un documentaire dirigé par le Dr. Delaney Ruston, en résidence au centre médical universitaire Stony Brook Medicine de New York.

Son titre : Screenagers, combinaison de ‘screen’ et ‘teenagers’.

Le pitch ? les enfants ne peuvent résister à l’attrait que représentent les appareils électroniques et leurs parents ne savent pas quoi faire. Ta da !

Un peu facile ? Oui, probablement… surtout lorsqu’on nous présente deux études assez discutables sur les liens entre le temps d’écran (et plus précisément sur les smartphones) et le déficit d’attention :

  1. Overstimulation of newborn mice leads to behavioral differences and deficits in cognitive performance (2012) D. A. Christakis, J. S. B. Ramirez & J. M. Ramirez.
  2. The Immediate Impact of Different Types of Television on Young Children’s Executive Function (2011) Angeline S. Lillard, Jennifer Peterson

On notera que ces deux études datent un peu et ne concernent pas directement les écrans interactifs. On attendrait un peu mieux des journalistes du NYT, qui devraient pourtant être documentés depuis le temps qu’ils publient des articles à charge…

Cela dit, il est intéressant de voir que les enfants interviewés (et retenus dans le documentaire) souhaitent des règles autour de leur temps d’écran. Une étude anglaise (là encore, l’étude menée par l’équivalent de l’ONF fait doucement rigoler) soulignait d’ailleurs le fait que les enfants seraient tout aussi inquiets du temps que leurs parents passent sur les écrans… Quand on parle d’arroseur arrosé !

De l’interview du NYT, on gardera peut-être seulement en mémoire les conseils avisés du Dr Ruston :

Avec des règles appropriées, les enfants peuvent augmenter leur self-contrôle. Et c’est un indicateur de succès encore plus important que le QI. J’étais vraiment surprise, et vous le verrez dans le documentaire, par le fait que les enfants m’ont constamment dit vouloir des règles autour de leur temps d’écran.
(…) Deux de nos règles à la maison : pas de téléphone dans la chambre la nuit, ni dans la voiture. Nous utilisons des chronomètres et nous discutons. Ce sont les règles faciles. Pour les autres “règles”, que vous découvrirez après quelques erreurs pénibles de ma part, le mieux est de créer un contrat tous ensemble.

Enfin, il faut attendre la fin de l’article pour trouver LA question fondamentale que tout parent devrait se poser à propos des jeux vidéo auxquels joue son enfant :

Savez-vous seulement à quoi jouent vos enfants ?

Sur ce,  je vous laisse découvrir le reste de l’entretien…

 

[Exposition] Le livre numérique s’expose au CUBE – Centre de Création Numérique (Grand Paris)

livre numérique, application, dessins originaux, illustrations, enfants, famille, exposition, interactive, numérique C’est une réelle fierté de voir l’exposition “Bleu de Toi : du crayon à la tablette” au Cube – Centre de Création Numérique sis à Issy-les-Moulineaux !

Les dessins originaux de Dominique Maes et 13 boîtes cubiques mystérieuses équipées de codes QR ont envahi l’espace PLAYTIME du Cube pour un mois – du 5 février au 5 mars 2016. L’exposition prendra alors fin avec un atelier  “Mode d’emploi utopique de création d’histoires” emmené par l’auteur lui-même.

L’exposition se veut résolument interactive, ludique, didactique et pédagogique : sa scénographie fait alterner illustrations au stylo bille bleu et boîtes mystères délivrant les références graphiques et littéraires de l’auteur ainsi que les secrets de fabrication de l’application numérique.

Lancée pour la première fois l’année dernière grâce à l’appui du Centre de Littérature de Jeunesse de Bruxelles, elle s’adresse à un public familial et scolaire, technophile et technophobe. Le thème universel du livre numérique “Bleu de Toi” ainsi que le dessin de Dominique Maes peuvent attirer un public divers et permettre ateliers numériques et rencontres intergénérationnelles.

 

Exposition interactive « Bleu de toi, du crayon à la tablette » du 5.02.16 au 5.03.16

L’équipe commando derrière l’expo Bleu de Toi :))
Anne-Laure Mayer, Dominique Maes et Julie Monne
© Mégane Ruchlejmer / LE CUBE sur Instagram

Les premiers retours ont été très positifs. Nos amis de La Petite Bibliothèque Ronde se sont rendus au Cube le 17 février dernier… Je me permets de partager ici les précieux commentaires de Fouad El Bourkadi, médiateur numérique de la PBR, qui nous a fait l’extrême plaisir d’emmener une petite bande en expédition !

… on a trouvé ça SUPER!!!!
L’accueil de Julie Monne était très chaleureux et elle nous a guidé à travers l’expo en nous donnant plein d’informations.
Les enfants ont vraiment aimé le petit parcours avec les boîtes mystérieuses, les illustrations et l’utilisation des codes QR pour avoir plus d’informations.
Vraiment ludique et très participative avec les tablettes, les enfants sont restés plus d’une heure sur l’exposition.

Voilà un fabuleux feedback. Tout y est joliment dit :)

J’ajoute également quelques photos gentiment transmises par Fouad. J’espère qu’elles vous donneront un peu plus envie de venir découvrir l’univers poétique et amoureux de Bleu de Toi :

exposition au tour du livre numérique jeunesse Bleu de Toi - LE CUBE - Issy -les-moulineaux - application numérique pour les enfants, la famille

​L’exposition s’adresse à toutes générations confondues : chacun y trouvera son compte. Particuliers, professionnels, c’est un moment de découverte et d’émerveillement à partager en famille, avec ses (grands-)parents, ses ami.e.s, sa classe, ses collègues ou ses souriceaux…

 

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Du mardi 1er au vendredi 4 mars de 15h à 16h, visites interactives autour de l’exposition.
Tarif : Entrée libre
Informations complémentaires sur le site du Cube ou en contactant Anne-Laure Mayer et Julie Monne.

Vous aimeriez à votre tour héberger l’exposition ?
Nous pouvons vous transmettre une fiche technique reprenant le contenu et les conditions de prêt.
Contact CotCotCot Éditions : Odile Flament – hello (at) cotcotcot-apps.com