QUESTIONS FREQUEMMENT POSEES

  1. Les digital natives existent-ils vraiment ? 
    Couverture Time Magazine  1982 !
    Time Magazine
    1982 !

    Digital natives : littéralement ceux qui sont nés dans un environnement où les Technologies de l’Information et de la Communication étaient déjà présentes…

    “Le mythe du « natif du numérique » (digital native) émerge en 2001 sous la plume du chercheur américain Marc Prensky dans un article publié en deux volets intitulé « Digital Natives, Digital Immigrants) ». Il se fonde sur une idée principale polarisante : les jeunes nés après 1980 sont des indigènes du numérique de par leurs usages et ils apprécient les contenus « du futur » (future content) plutôt que ceux du « patrimoine » (legacy content). Leur style d’apprentissage et leur façon de traiter l’information sont radicalement différents de la génération des « immigrants du numérique » (digital immigrants).” – extrait de l’article de Divina Frau-Meigs.

    En quelques décennies : on vu une accélération des technologies – passant de l’ordinateur au portable, smartphone et plus récemment la tablette/phablet – qui met à mal le mythe des digital natives.

    La littéracie numérique chez les “Digital Natives” ?
    Ils utilisent les nouvelles technologies mais les maîtrisent-ils vraiment ? Ne pas confondre équipement et usages !
    Etre équipé n’est pas tout, encore faut-il comprendre et savdoir utiliser l’information reçue. En bref,  les digital natives ne sont pas tous compétents, n’ont pas tous des pratiques numériques optimales. Comme aime à le répéter Cédric Naux (directeur du développement numérique chez Bayard Jeunesse), il ne s’agirait pas de confondre équipement et usages…
    Danah Boyd, chercheur chez Microsoft Research, va plus loin et affirme que la rhétorique de “natifs numériques” est dangereuse car elle fausse la vision que les adultes ont de la “vie virtuelle” des enfants. Ces derniers n’apprennent dès lors pas ce qu’ils auraient besoin de savoir sur internet.

    Couverture de Time Magazine  1999 !
    Time Magazine
    1999 !

    Aller plus loin :

    – Digital natives : démythifier le mythe des « natifs vs immigrants » du numérique (2016)  Divina Frau-Meigs, Professeur des sciences de l’information et de la communication
    - “Digital natives ? : Nos jeunes sont plus des naïfs du numérique que des natifs du numérique. Terme commercial qui remplace la notion de transmission” (2015-2016) Hervé Le Crosnier
    – 
    Digital Natives, Yet Strangers to the Web (2015) Alia Wong, Atlantic
    Digital native versus digital literacy (2015) Julia MORINEAU, ENSSIB
    Les écrans et les jeunes : quelle place, quelle offre, quelles évolutions ? : un colloque du CSA, le 9 décembre 2014 à la Sorbonne
    -> étude les jeunes et les écrans (13-24 ans)

    Pour en finir avec les Digital Natives – AWT.BE
    - Les jeunes et les nouveaux médias (2011) Cégep de Jonquière
    From Scroll to Screen – Lev Grossman paru dans le New-York Times en 2011

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  2. Qu’est-ce qu’un livre homothétique ?
    Arte-fact du livre imprimé, le livre homothétique en prend tous les attributs sans toujours de valeur ajoutée.
    Petite Poucette, Michel SerresPour reprendre une citation tirée du livre Petite Poucette de Michel Serres aux éditions Le Pommier :
    “[Le] format-page nous domine tant, et tant à notre insu, que les nouvelles technologies n’en sont pas encore sorties. L’écran de l’ordinateur – qui lui-même s’ouvre comme le livre – le mime, et Petite Poucette écrit encore sur lui, de ses dix doigts ou, sur le portable, des deux pouces. Le travail achevé, elle s’empresse de l’imprimer. Les innovateurs de toute farine cherchent le nouveau livre électronique, alors que l’électronique ne s’est pas encore délivrée du livre, bien qu’elle implique tout autre chose que le livre, tout autre chose que le format transhistorique de la page. Cette chose reste à découvrir. Petite Poucette nous y aide.”
    On parle également de skeuomophisme “définissant un élément de design dont la forme n’est pas directement liée à la fonction, mais qui reproduit de manière ornementale un élément qui était nécessaire dans l’objet d’origine” (Wikipédia). Exemples : l’aspect du papier, des pages qui tournent, la texture du cuir dans un objet numérique.
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  3. Quelle est la différence entre un livre numérique (ebook) et un livre-application ? Je ne comprends toujours pas !
    © Des Carabistouilles Sprl - CotCotCot éditions
    © Des Carabistouilles Sprl – CotCotCot éditions

    La formation aborde ce thème dès le début à l’aide d’un exercice et d’un tableau synoptique que nous construisons ensemble. Ce tableau est revu le second jour également ; le moment où jamais de revoir ensemble ce qui pose toujours question…
    Il faut comprendre le livre-application comme un type de livre numérique (ebook) qui nécessite forcément un écran tactile. Ce n’est pas le cas des livres numériques de type ePub, pdf.. qui peuvent être à-priori visualisés sur n’importe quel écran : ordinateur, téléviseur, smartphone, tablette… A noter cependant que la frontière entre les deux s’estompent de plus en plus. En cause : de nouveaux formats de fichiers de type ePub3 qui nécessitent cependant des outils de lecture très spécifiques.
    Autre différence : le prix. Les livres numériques (ebook) sont en général vendus plus chers qu’un livre-application pour une interactivité parfois moindre.
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  4. Combien coûte un livre numérique à produire ? 
    Certes, un ebook peut être confectionné vite fait, mal fait pour quelques euros. Mais ce n’est pas le cas de la plupart des livres numériques proposés par les éditeurs sérieux. Les coûts de développement peuvent vite monter, déraper. Les postes de production sont nombreux : texte, illustrations, infographie, sons, musique, traduction(s), développement informatique… et j’en oublie. A cela s’ajoutent les royalties, les coûts de marketing, la recherche-développement etc.
    Vous insistez ? Vous voulez absolument avoir un ordre d’idée ? Officiellement, la version numérique de l’Herbier des Fées de Benjamin Lacombe publié par Albin Michel a requis des frais de développement de 120.000€ !
    Je vous renvoie vers deux liens :
    – Pourquoi le livre numérique coûte à peine moins que le papier, Slate, 16/09/2012
    – Etude sur le coût d’un livre numérique – Le Motif
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  5. Vous êtes pro-Apple, non ? 
    Les éditions CotCotCot sont indépendantes et ne prennent pas de commission auprès d’Apple. Certes, nous éditons pour l’instant exclusivement pour les iPads mais nous espérons vivement que le standard ePub3 soit plus largement adopté par les fabricants.
    En ce qui concerne les applications et livres numériques lus lors de la formation : les tablettes utilisées lors de la formation étaient des tablettes Apple. Nous avons alors recherché le meilleur contenu jeunesse existant. S’il est souvent créé nativement pour iOS et n’a pas encore d’adaptation de type Android, ce n’est pas de notre faute !
    Dans certains cas, un équivalent existe pour Android comme par exemple Com-phon story maker (Android) en place et lieu de Book Creator (iOS) mais aller penser qu’il existe un équivalent pour chaque livre disponible sur un OS et pas un autre est une aberration (#droitdauteur).
    Ici, prochainement, une liste complète des applications utilisées et leur lien vers les différents app stores… Vous verrez alors que la formatrice n’est pas la fautive. Nous, on milite pour la diversité dans les flottes de tablettes numériques ; et, en fait, on cherche plutôt à se détacher des questions techniques pour se pencher sur ce qui est le coeur de métier des bibliothécaires et enseignants : le CONTENU DE QUALITE.

 

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