Après le pocket book, le flip book, livre papier à la taille d’un téléphone portable

Je vais vous parler papier ce matin. Les éditeurs de John Green viennent de lui proposer d’adapter ses romans en Flipbacks ou Dwarsliggers. Les Néerlandais sont encore en avance sur nous. Voyez-en la description trouvée dans un doc BIEF sur l’édition aux Pays-Bas :

The Flipback version of John Green’s “The Fault in Our Stars” is about the size of a cellphone. (Salwan Georges/The Washington Post)

 

The Flipback versions of John Green’s books. (Salwan Georges/The Washington Post)

“C’est un livre comparable à un téléphone portable de par sa petite taille (une sorte d’ultra-poche qui mesure 8×12 cm fermé) et sa légèreté (imprimé sur du papier bible). Il tient dans la poche ou dans un sac à main, et se veut un compagnon idéal pour tous les déplacements (trajet domicile-travail, vacances, etc.). Avec son texte imprimé parallèlement à la reliure, il propose une lecture verticale et a pour objectif de résoudre l’équation « encombrement / poids / confort de lecture ». Ce brevet néerlandais a été exporté dans plusieurs pays étrangers dont la France.”

Vous comprendrez le raccourci “livre – adolescent – téléphone portable” et l’enthousiasme de Johnny !

Ah, j’en profite pour partager également une citation de Umberto Eco tirée de l’article du Washington Post :

“The book is like the spoon, scissors, the hammer, the wheel. Once invented, it cannot be improved.”

Malgré tout le respect que je lui dois et que je lui porte, l’auteur serait-il étroit d’esprit si ce n’est peu visionnaire ? Quelle hérésie, ma fille !

Plus sérieusement, on voit là les conséquences directes de la lecture sur écran sur le livre imprimé et la recherche constante des éditeurs pour adapter les formats aux nouveaux comportements de lecture des jeunes.